Ton parcours est il aussi excentrique et original que ton personnage à l'écran ?
A vous de juger...Je susi né au Maroc, puis j'ai connu la joie des banlieues de notre douce France. Petit je m'ennuyais tellement que j'ai décidé un jour d'être bon à l'école. Vers 15 ans, je me suis retrouvé à Paris, indépendant et plein de jus. J'étudiais, j'allais en boîte de nuit, je mangeais des sandwichs et je dansais avec des milliardaires sur Tainted love. Après ça j'ai commencé à écrire des articles sur ce que je faisais la nuit. Ca a plu et très vite, j'ai commencé à dire des trucs du style "Je suis journaliste". Ca en jetait pas mal, et de cette façon, j'ai pu voyager dans des pays exotiques avec un crayon sur l'oreille et travailler pour des magazines prestigieux dans la mode notamment. Accessoirement je faisais aussi le DJ pour les fêtards colombiens de Paris. Un jour, on m'a proposé de travailler pour Radio nOva et j'ai appelé un copain de boîtes qui s'appelle Edouard Baer. On a lancé l'émission Mouvements de jeune puis La grosse boule. A partir de là, on a eu des propositions télé, Canal Jimmy d'abord, puis Canal + avec Nulle part ailleurs et aujourd'hui 20h10 pétantes.
Une semaine de travail avec toi ça donne quoi?
Le lundi, je me lève très tôt pour faire une chronique plutôt sérieuse sur France Inter avec Rebecca Manzoni. Pour 20h10 pétantes, je tourne 3 émissions le mardi et 2 le mercredi. Le jeudi, je fais du fitness, du parachute et des roulades : c'est mon jour physique. Le vendredi c'est le jour consacré à la musique et à la production. Et le week end, je me bagarre avec mes 3 fils et ma femme ou bien je lis Titeuf. Parfois, je pars mixer et ensuite lorsque je vais au jardin avec mes enfants, je me traîne une gueule de vieux, mais ils sont habitués. Mon secret pour faire plus jeune que mon âge : les nuits blanches...
Sur 20h10 pétantes vous êtes 5 animateurs. Comment vous répartissez vous le travail ?
Les invités sont choisis par le producteur qui fume le cigare et a un gros carnet d'adresses. Alors on en profite pour faire la promo et rigoler. Le tournage est une grosse machine et nous, on essaie de ne pas voir tout ce qui existe derrière, en étant le plus léger possible. Bien que la cuisine de la cantine...Enfin c'est une autre histoire...Mais je suis sûr que Stéphane Guillon serait moins dur avec les invités s'il ne mangeait pas à la cantine. Muriel Cousin, elle, l'évite et a ainsi su garder une ligne impeccable. Quant à Stéphane Bern, il ne se nourrit que de bios de Lady Di et Juliette Arnaud de figolus.
Tu dis ne faire que de l'impro sur cette émission, n'est ce pas un peu risqué ?
Les invités sont parfois un peu dépassés par les évènements et ont du mal à comprendre pourquoi je chante tout à coup. Quand on improvise, on en balance à foison : du bon, du mauvais. L'émission pourrait s'endormir en quelques minutes, alors il faut sans arrêt y aller. Ca fatigue beaucoup.
Tu as d'autres projets, d'autres envies...?
Le cinéma, comme acteur ou scénariste. J'aime jouer la comédie et c'est là que je m'épanouierais le plus sans doute. Mais chaque chose en son temps. Après tout je n'ai que 42 ans et demi...l'an prochain...!